CGT IBM France

L'action au service de la revendication

Droits Syndicaux en France et dans le Monde

Liberté d’expression, droit de se syndiquer, droit de grève, protection des représentants du personnel et des militants…, il reste beaucoup de progrès à faire à l’échelle de la planète… et en France.

Sur une échelle de 1 (le mieux) à 5 (le pire), la France est cependant classée 5. Concernant les pays où IBM est principalement actif en nombre de salariés, l’Inde est classée 5 et les USA 4. C’est tout dire !

Pour tout savoir :

Les 10 pire pays pour les travailleurs
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Synthèse du classement des pays dans le monde :
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Rapport détaillé (avec des exemples concrets) :
ituc-global-rights-index-2018-fr-final-2

Situation 2017 en France :

La Confédération syndicale internationale publie son rapport annuel sur le respect des droits sociaux. Le processus d’adoption de la loi travail et des ordonnances Macron ont fait reculer la France dans le classement.

Pour la cinquième fois, la Confédération syndicale internationale (CSI) a publié son rapport annuel sur le respect des droits sociaux à travers le monde (2018 Ituc Global Rights). Le document relève un recul de la France dans le classement, qui rejoint notamment la Croatie, la République tchèque, les trois pays Baltes et le Portugal – pour ce qui est des pays de l’Union – dans la catégorie des pays connaissant des violations répétées des droits sociaux. La première catégorie, celle où il existe des violations sporadiques des droits sociaux, est occupée principalement par d’autres pays de l’UE (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Irlande, Italie, Pays-Bas, Slovaquie, Suède) ainsi que par l’Islande, la Norvège et l’Uruguay.

Un contournement du débat démocratique

Dans la période 2017-2018, les pays européens se sont caractérisés « par un déclin du respect du dialogue social tripartite », relève le rapport qui donne l’exemple de la France. « Un an après l’adoption de la loi travail sans débat parlementaire, le gouvernement nouvellement élu a contourné les débats démocratiques et adopté des ordonnances également controversées qui ont continué à miner la hiérarchie des normes et à affaiblir les travailleurs. » L’indice de la CSI classe 142 pays sur une échelle de 1 à 5 selon le degré de respect des droits des travailleurs. Les violations sont enregistrées chaque année d’avril à mars. Les catégories sont : violations sporadiques (catégorie 1), violations répétées (2), régulières (3), systématiques (4), aucune garantie des droits (5) en raison d’une abrogation de la législation (5 +).

Une hausse du nombre de régimes répressifs

Ainsi, les dix pires pays pour les travailleurs en 2018 sont l’Algérie, le Bangladesh, le Cambodge, la Colombie, l’Égypte, le Guatemala, le Kazakhstan, les Philippines, l’Arabie saoudite et la Turquie. En introduction au rapport, Sharan Burrow, la secrétaire générale de la CSI, constate que « les régimes répressifs sont en hausse, avec une détérioration des droits et libertés en Algérie, en Biélorussie et en Égypte. La descente de la Turquie dans l’autocratie a montré la fragilité de la paix et de la démocratie, et l’emprisonnement injuste de l’ancien président Lula au Brésil est un sombre message pour les travailleurs ». La pire zone au monde est la région Moyen-Orient/Afrique du Nord avec un score de 4,55 sur 5, l’Europe restant la zone la plus favorable (2,48 sur 5) bien qu’elle connaisse une dégradation depuis le début de l’index.

 

 

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